ARMERINA
construction de 16 logements locatifs sociaux
système constructif mixte bois-béton, enduits chaux, encadrements baies sur rue en pierre calcaire, création jardin avec mission paysage et biodiversité
lieu: Laval / 53
type: démolition + construction neuve / logements collectifs, parking enterré, jardin urbain
MOE: KARST architecture mandataire
MOA: Podeliha
mission: mission complète + EXE TOTALE + OPC
surface: 951 m2 SHAB / 1116 m2 SDP
calendrier: études en cours
Architecturalement, le volume s’inscrit dans les gabarits structurants de l’axe urbain, porteurs du processus graduel de densification de cette entrée de la ville de Laval. Une écriture lisible et valorisante vient insérer davantage le projet dans l’échelle et le rythme des constructions voisines qui augurent le parcours vers l’intensité patrimoniale du centre.
Le projet organise les 16 logements sur 5 niveaux, au-dessus d’un sous-sol enterré sur le boulevard et semi-enterré, par le jeu de déclivité du site, du côté opposé, sur une rue calme. Les accès au jardin et au parking se feraient par cette rue secondaire peu empruntée, dont le niveau bas permet de limiter la longueur de rampe.
Le volume principal monte en R+2 pour s‘aligner avec le faîtage des maisons groupées qui jouxtent la parcelle à l’ouest. Un premier retrait en R+3 permet de se décrocher de cette typologie voisine différente et de créer une généreuse terrasse. Un dernier étage d’attique vient surmonter, avec un retrait conséquent et un traitement architectural différent, le volume unitaire blanc inscrit dans les gabarits avoisinants. Cet effet de couronnement, en retrait et en ossature bois, nous autorise à monter suffisamment haut pour intégrer l’ensemble du programme sans créer un volume bâti en rupture avec son contexte.
Pour les deux façades sur la ville, la répétition sérielle d’une grande fenêtre à l’encadrement soigné inscrit l’écriture architecturale dans la tradition constructive patrimoniale de Laval. Nous proposons de parler le même langage que la ville en reprenant un élément générique du vocabulaire vernaculaire, la grande baie verticale, pour en structurer les deux façades par une répartition tramée équidistante. L’ensemble s’anime ainsi d’un jeu de travées pleines et travées habitées dont le même détail architectural est traité avec le même soin extrême : menuiserie en bois, garde-corps fin en métal thermolaqué ocre, appui, jambages et linteau minéraux, béton ou pierre.
Derrière le discours mesuré de ce visage sur la ville, une façade sur jardin ouvre généreusement les logements au soleil et à la vue, avec l’accès à un espace extérieur privatif pour chaque logement.
Ces façades sur jardin sont entièrement habitées par le plaisir d’usage : de grandes terrasses – loggias s’étendent derrière une trame porteuse maçonnée qui garantit la cohérence stylistique de l’ensemble. Sur la façade sud, les fonds des loggias sont en ossature bois, traités de la même manière que l’attique.
Les dimensions limitées du jardin incitent à un vrai travail paysager pour en maximiser à la fois la qualité d’usage et son rôle de support de la biodiversité. En grande partie collectif, il offre aux habitants un ilot de fraicheur à l’ombre des arbres et une petite prairie fleurie centrale pour prendre le soleil en hiver.